Impression quasi-sagace

Mardi 27 juin 2006
Suite à l'entrevue réalisée avec Gilbert Rozon et Gérard Beaudet sur les ondes d'Indicatif Présent (décidément, on ne s'en sort pas!) le 2 juin dernier où Marie-France Bazzo leur demandait si le Québec d'aujourd'hui est figé, j'ai réfléchi un peu à la situation et essayé de trouver des pistes de solution qui pourraient être crédibles pour que le Québec se sorte de son immobilisme apparent.


Tout d'abord, je pense qu'il faut se poser la question: est-ce que notre société est si figée que cela et si oui, pourquoi est-ce le cas? De retour ici après une absence de près de 2 ans, j'ai rapidement constaté cet immobilisme et ce à mon propre détriment. Je m'explique: en recherche moi-même d'un futur emploi, d'un retour à l'école ou du éventuel projet auquel je pourrais participer pour la suite des choses puisque la vie continue même après mon absence prolongée du pays, je me suis rendu compte assez rapidement que ma chance, on ne me la donnerait pas si facilement que ça.


En fait j'attribue entre autre les quelques portes qui se sont refermées autour de moi depuis mon retour au fait que le Québec d'aujourd'hui n'ose pas trop prendre de risques et manque de créativité, d'audace et de confiance envers le potentiel de ses citoyens. Je le savais déjà qu'on s'attardait beaucoup aux diplômes et qualifications des gens ici, et que si on ne possède pas exactement le diplôme X et le nombre d'années d'expérience Y qui mènent à l'emploi affiché, on ne regarde même pas notre CV... or, une société qui pense et agit en ayant de oeillères n'est pas à mon avis un endroit sain et ouvert où les gens qui ont des initiatives pourraient apporter du sang neuf qui contribuerait à amener des idées nouvelles qui elles déboucheraient éventuellement sur des projets rassembleurs auxquels la société serait intéressée à participer.


Lorsque je compare à la Nouvelle-Zélande où j'ai habité pendant 1 an et demi, un pays de 4 millions d'habitants, là-bas on a pas hésité à me laisser ma chance ... et à 2 reprises en plus! Il est vrai qu'ils n'ont pas beaucoup de gens qualifiés et qu'ils avaient un besoin criant de main d'oeuvre qualifiée (taux de chômage à 3%!), mais au moins ils ont eu l'audace de laisser la chance à des étrangers comme moi qui sont intéressés à apporter leur contribution. Je dirais même plus, cet esprit audacieux se reflétait partout dans les couches de la société et on sentait vraiment un esprit d'enthousiasme et d'entreprenariat qui nous emportait dans le courant tellement les gens autour de nous étaient ouverts, prêts à accorder une chance et optimistes face au potentiel des gens qui débarquaient comme moi. Et ça fait toute la différence de voir que les gens autour de moi me supportaient et avaient de la bonne volonté dans leurs actes sans essayer de m'écraser ou de me faire sentir qu'il y avait 12 candidats mieux qualifiés que moi qui avaient déjà passé l'entrevue avant moi et que ma chance serait peut-être pour dans 10 ans... ce qu'on ne s'est pas gêné pour laisser sous-entendre dans des entrevues passées à Montréal par exemple.


Bref, je pense que le Québec doit regarder ailleurs comment ça se passe, s'ouvrir et se réveiller pour prendre conscience du potentiel des individus qui composent la société d'ici tout en faisant plus confiance aux gens de ma génération qui tentent de faire leur place tant bien que mal dans l'engrenage de la société qui est déjà bien trop compartimenté à mon avis. Comment trouver un projet rassembleur si on ne fait même pas confiance à ce que peuvent apporter les gens qui composent votre propre société? Pas étonnant qu'on soit pris dans la glace...


Jonas
Par Jonas
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Vendredi 30 juin 2006
En pleine recherche active pour un emploi sur internet, je tombe sur cette annonce  du site Jobboom:

Environmental Scientist, West Island Environmental Consulting Firm. Minimum Bachelor of Science Degree, strong Computer skills (Access, Excel, Word etc.). Environmental Research & Technical Support for Environmental & Health/Safety web-based programs. Bilingual perfect English a must.

Le Scientifique écologique, Ile d'ouest Entreprise de Consultation Ecologique. Le Célibataire minimum de Degré de Science, les compétences Informatiques forts (l'Accès, Exceller, le Mot etc.) La Recherche écologique & le Soutien Technique pour Ecologique & les programmes de toile-basé de Santé/Sûreté. L'anglais parfait bilingue un doit.


Alors, vous avez trouvé  ce qui  cloche?  Moi je n'ai pas pu m'empêcher de partir à rire aux éclats lorsque je me suis rendu compte qu'au lieu de bien traduire le message de l'anglais au français, la compagnie a tout simplement copier/coller le message anglais dans un moteur de traduction automatique sur internet pour avoir une version française... et en plus ils n'ont même pas été foutu de se relire.... Bachelor = célibataire, Word = le Mot et web-based = toile-basé.


Disons que je ne suis pas porté à appliquer sur ce poste ... quoi que je pourrais leur envoyer mon CV en indiquant que je suis un Célibataire minimum de Degré Science; faut bien s'adapter à leur niveau, non?


Jonas
Par Jonas
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Samedi 22 juillet 2006

Stephen Harper et sa gang sont-ils bel et bien installés avec leur ami George W. Bush à Washington D.C.? Coïncidence ou acte délibéré? A vous d'en juger... en fait l'Alberta occupait au moins la moitié du terrain utilisé par le 2006 Smithsonian Folklife Festival se déroulant au National Mall, début juillet.  J'ai d'ailleurs eu la chance de voir le groupe de musique franco-albertain Allez Ouest performer. Au moins ils ont fait une place à la culture francophone... alors le Canada bilingue, ça existe et fonctionne vraiment? Réalité ou simulacre?   

 

Jonas

Par Jonas
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mardi 15 août 2006
Il paraîtrait que les Français maîtrisent " l'art de ne rien faire ". Ah oui? Ce n'est pas moi qui le dit mais cyberpresse. Mais ça expliquerait quand même plusieurs choses qui traînent en longueur dont la réception du visa que Phil attend pour aller travailler en France. Contrat de travail signé début mai, l'employeur en question situé à Paris était supposé enclencher le processus pour l'obtention du visa français sur réception du contrat signé. Oui ils ont enclenché le processus, mais avec un délai de 1 mois avant de soumettre le dossier aux fonctionnaires français (début Juin).


L'obtention du visa est supposée prendre 2 mois. 2 mois après début juin, c'est début août. Début août arrive, toujours pas de nouvelles des fonctionnaires français. Phil appelle donc les RH de l'employeur... la personne responsable de son dossier est en vacances jusqu'à la fin août mais laisse quand même sur son répondeur le nom d'une autre personne qui est censée, elle, assurer le suivi des dossiers RH. Phil appelle donc cette deuxième personne, et où est cette personne? Eh oui, bien deviné! En vacances elle aussi pour une bonne partie du mois d'août... le pire c'est que son futur patron lui envoie aussi un courriel entre-temps lui demandant ce que Phil fait, pourquoi il n'est pas encore arrivé! Communication entre son futur patron et RH = zéro.


Bon oui, il faut s'attendre à ce que la plupart des Français prennent quelques-unes de leurs 8 semaines de vacances annuelles durant le mois d'août... mais c'est juste bien dommage pour moi et Phil qui attendons (maintenant impatiemment) le visa qui nous permettra de déménager en France.


Peut-être qu'ils essaient de nous préparer à maîtriser l'art de ne rien faire pour qu'on soit mieux adaptés à leur art de vivre une fois en France, qui sait? En fait je dois avouer que je m'en viens plutôt bon dans l'art de ne rien faire... je trouve cette raison suffisante pour qu'on m'octroie le visa français immédiatement, put***... je pense comprendre maintenant pourquoi les Français râlent autant!


Jonas, le oisif patient malgré lui 
Par Jonas
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Mercredi 16 août 2006

Me promenant gaiement d'un blogue à l'autre à la recherche du mystérieux secret pour avoir plus qu'un commentaire par mois - de Myriosis pour ne pas le nommer- sur mon blogue alors que j'y écris pratiquement quotidiennement, je suis tombé par hasard sur ce post-sans-texte-avec-grosse-tête-de-chien-laid.  C'est alors que j'ai réalisé que ce post a réussi à obtenir non pas 1 ou 2 commentaires, mais bien 63! En m'attardant aux commentaires, je me suis cependant vite rendu compte qu'il s'agit plus ou moins d'une discussion style pipi-caca-poil entre 5 personnes (qui se connaissent on dirait bien).


Je ne cesse donc de m'interroger sur les raisons pour lesquelles mon blogue soulève autant d'intérêt que la conférence sur le Sida de Toronto pour Stephen Harper et son gouvernement. Pourant je me donne la peine d'écrire des textes bien ordonnés, du type: sujet amené-posé-divisé, je développe mes mon idée, conclusion avec retour sur idée principale, on ferme la boucle, le tour est joué. Je dois même avouer publiquement que j'ai toujours 2 fenêtres web de dictionnaires d'ouvertes pour être certain que je limite mes fautes au minimum. De plus je me relis au moins 2 à 3 fois...


Voici donc un sondage international supervisé par la firme Sans-son Salaire Toilette et Douche pour tenter de trouver les raisons pour lesquelles, à ce stade-ci, le prochain commentaire enregistré sur ce blog sera en 2007:


La question est simple:


« Acceptez-vous que le Québec devienne souverain, après avoir offert formellement au Canada un nouveau partenariat économique et politique, dans le cadre du projet de loi sur l'avenir du Québec et de l'entente signée le 12 juin 1995? »


Mauvaise question... je me reprends: comment expliquer le Aucun article disponible en haut à gauche dans la section commentaires:


a. Atomicjonas n'est pas dans la cercle des privilégiés qui ont comme entente: trackback mon article, je trackback le tiens, OK?

b. Pas assez de boules ou d'écrapou (ou encore d'images insignifiantes)

c. Textes trop longs, mauvais public cible, mots de plus de 2 syllabes trop fréquents

d. Les blogues, ce n'est plus tendance et de toute façon tout le monde est à la plage en ce moment

e. Je ne me reconnais pas des ce blogue, il n'y a pas assez de fautes d'orthographe

f. Aucune de ces réponses

g. Toutes ces réponses

h. C'est la faute  à El Ni
ño


Votez en grand nombre!


Ciao,


Jonas

Par Jonas
Ecrire un commentaire - Voir les 6 commentaires - Recommander
Vendredi 25 août 2006


Les scientifiques se sont prononcés: Pluton n'est plus une planète. Ils en sont venus à cette conclusion en optant pour de nouveaux critères définissant ce qu'est une planète. Ce qui m'intéresse et me fascine dans ce cas-ci n'est pas vraiment de savoir si Pluton est une planète ou non, mais plutôt comment la pensée de la communauté scientifique évolue pour en venir à de nouvelles conclusions et ainsi à changer ses définitions et/ou théories.


Un cas qui m'a toujours laissé bouche bée est celui de la théorie du phlogistique. Cette théorie datant du 17ième siècle révélait que les matériaux inflammables sont composés de phlogiston, substance transparente et inodore qui se dégagerait de la matière lorsque celle-ci brûle. Jusqu'au moment de la découverte de l'oxygène (18ième siècle), on croyait que le phlogiston dans les matériaux pouvait expliquer la combustion. Un objet qui brûle perdait donc du phlogiston, c'est-à-dire une partie de sa masse en chaleur.


Il est venu beaucoup plus difficile de défendre la théorie du phlogistique lorsque plusieurs expériences démontraient que certains métaux gagnaient du poids en brûlant alors qu'ils étaient censés en perdre puisque le phlogiston s'échappait. Il a fallu qu'Antoine Lavoisier démontre la nécessité de la présence d'une substance appelée oxygène pour qu'il y ait combustion pour que la communauté scientifique laisse finalement la théorie du phlogistique de côté.


Dans le fond, la communauté scientifique se penche sur divers problèmes et tente de les résoudre en émettant des hypothèses. Lorsque ces hypothèses sont vérifiées - par expérimentation dans la plupart des cas - on accepte donc l'hypothèse en question qui devient une théorie puis on enseigne cette théorie aux "apprentis scientifiques" qui prennent les notions enseignées pour vrai puisque les meilleures pour expliquer le problème rencontré.


Lorsque j'ai fait mes études (en sciences) je pense que ce qui m'agaçait le plus venait du fait qu'il fallait ''gober'' une myriade de théories supposément coulées dans le béton par le raisonnement scientifique. On avait pas vraiment le temps de se questionner sur la valeur de la théorie qu'on nous enseignait: d'autres l'ont démontré avant et ça marche. Et quand je vois des théories comme celle du phlogistique qui aujourd'hui est complètement dépassée, je ne peux m'empêcher d'être sceptique face à ce que le monde scientifique affirme être vrai. Je pense qu'on perd souvent de vue qu'il s'agit de théories et non de vérités absolues.


Qui sait, peut-être que dans 100 ans on rira bien (en fait pas moi puisque je ne serai plus là!) de la théorie de l'oxygène et qu'une autre beaucoup plus plausible pour l'époque l'aura remplacée...


Jonas     
Par Jonas
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Mercredi 11 octobre 2006


En naviguant sur quelques sites de blog français (d'auteurs habitant en France) je me suis rendu compte que quelques-uns d'entre eux connaissent la série télévisée québécoise Le coeur a ses raisons alors qu'elle n'a jamais été diffusée dans leur pays. Ces gens ont donc probablement connu cette série suite à un
séjour au Québec ou fort plausiblement en naviguant sur des sites de diffusion vidéo comme youtube.com. En faisant une petite recherche sur google.com, je me suis rendu compte qu'ils étaient plusieurs dans l'Hexagone à connaître la série. Que ce soit ici, , à côté, là-bas, plus loin ou encore dans ce magazine - que je ne lis pas en passant - on sait qui sont Criquette, Brad et Madge en France... surprenant quand même!


A quand une diffusion sur TF1 ?


Jonas


P.S. Je me suis amusé avec la mise en page du blog ce matin. Que voulez-vous, c'est ce qui arrive quand on a trop de temps et que ça fait 3 fois qu'on lit les mêmes offres d'emplois sur internet...
Par Jonas
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Mercredi 25 octobre 2006


<< McJob: A low-pay, low-prestige, low-benefit, no-future job in the service sector. Frequently considered a satisfying career choice by people who have never held one. >> Douglas Coupland, Generation X, p. 5.


Je pourrais faire la critique de l'excellent et très cynique livre Generation X que l'auteur canadien Douglas Coupland a écrit au début des années '90 mais comme quelqu'un d'autre l'a déjà fait ici et que je suis plutôt d'accord avec ce que j'ai lu, je vais en profiter pour amener la réflexion ailleurs et vous faire part de mes états d'âme du moment. J'ai terminé la lecture de ce livre que mon ami Hayden m'a offert en arrivant en France et comme je suis en recherche d'emploi depuis ce moment, j'ai trop beaucoup de temps pour penser au merveilleux monde du travail et celui encore plus magnifique de la recherche d'emploi (à noter ici: la pointe d'ironie dans ce que je viens d'affirmer).


Bon en fait j'assume pleinement le fait que j'aie décidé de tenter ma chance dans un autre pays et qu'il faut être patient pour trouver du boulot, surtout quand on ne vient pas de la place. En même temps, quand je regarde les gens de la génération de mes parents qui ont occupé le même emploi pendant toute leur vie et habité dans la même ville, je me dis qu'ils ont probablement pris un chemin plus facile et moins risqué que le mien en se faisant leur nid dans un certain confort matériel. Pour ce qui est du chemin facile, je pense l'avoir quitté le jour où j'ai fait mon coming-out à mes parents pour emprunter celui qui tend vers l'authenticité.


En fait je réalise aujourd'hui que j'ai beaucoup moins peur de m'exposer et de confronter des situations où l'on me teste. Je pense que la recherche d'emploi est le meilleur exemple puisqu'il s'agit d'une constante auto-évaluation et estimation de qui on est par soi et par les autres, de ce qu'on a fait, nos réalisations, nos forces et nos faiblesses, etc. Le plus difficile c'est de ne pas le prendre personnel et de croire en qui on est, ce que j'ai appris au travers de mes échecs. Il en faut bien, sinon on n'apprend pas.


Je suis donc loin d'être désabusé mais disons que je suis un peu plus insensible face aux surprises que la recherche d'emploi me procure tous les jours. Je n'en suis pas encore rendu à me chercher une McJob - j'adore ce terme! - mais disons que j'ai hâte que les choses débouchent pour moi.


Jonas

Par Jonas
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander
Mercredi 22 novembre 2006


Je ne sais pas pour vous, mais parfois j'ai l'impression que je suis dans un film et qu'on est en train de tourner une scène que j'ai déjà vu quelque part et où je me trouve à jouer l'un des rôles principaux. J'ai vécu cet étrange sentiment aujourd'hui et bien que je ne l'aie réalisé que quelques fractions de secondes après le court instant qu'a duré le moment en question, j'en suis resté bouche bée tellement l'instant vécu était identique à une scène d'un film d'Hollywood que j'ai vu récemment. Je parle rarement de mon boulot et des gens avec qui je travaille sur mon blog mais je vais faire une exception cette fois-ci pour raconter l'anecdote qui m'est arrivée. Je dois tout de suite préciser que la personne qui me supervise est loin d'être un diable comme Miranda. Ceux qui ont lu le livre ou vu le film The Devil Wears Prada vont tout de suite reconnaître. Tranche de vie:

_____________________________________________

Jonas: Voici le book pour les signatures. Merci.

Superviseur: OK, merci. En passant, celle qui avait ton poste avait pris l'habitude de me laisser le book en fin de journée sur mon bureau. Comme ça, je l'emporte chez moi et je prends le temps de regarder le travail qui a été fait dans le calme de ma maison avant d'approuver le tout. Merci de faire ainsi les prochaines fois...

Jonas: Euh, oui d'accord.

_____________________________________________

L'énigme reste dans mes pensées: la personne qui me supervise a vu le film ou pas?

That's all!


Jonas
Par Jonas
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander
Lundi 4 décembre 2006

Si on cherche dans le dictionnaire, razzia c'est un pillage fait sur le territoire ennemi. Bon, c'est peut-être un peu fort mais c'est un peu ce que je ressentais lorsque je suis sorti de chez IKEA samedi. En fait il y avait plusieurs semaines que moi et Phil on voulait y aller mais comme on a pas de voiture et qu'on ne connaît personne qui en a une à Paris, il a fallu qu'on s'organise pour y aller par nos propres moyens et à Paris, IKEA, c'est loin. Faut prendre le métro, le RER puis marcher. Et quelques semaines avant Noël, je dois avouer qu'il faut être courageux pour vouloir approcher un tel endroit durant le week-end!


On arrive donc à Villiers-sur-Marne - dans le 94! - qui est en fait un petit 'village' avec la mairie et les rues étroites. Du coup, je commence à douter qu'il y a vraiment l'endroit qu'on cherche ici... On marche donc une dizaine de minutes sur les trottoirs bordés de maisons en pierre pour finalement voir le 'monstre carré bleu et blanc' sortir du décor au loin. Eh bien, on était au bon endroit, même si j'avais la forte impression sur le coup que j'étais victime d'un flagrant anachronisme. Comme s'il était impossible qu'un immense entrepôt sorte des abords de ce petit village.


Nous avons donc passé quelques heures dans 'le piège' puisque tout le monde le sait que lorsqu'on entre chez IKEA, on finit par acheter plein de trucs qu'on avait pas du tout prévu d'acheter puisqu'il faut faire le tour des 2 étages avant de finalement arriver à l'interminable file d'attente pour les caisses. Et Phil de me dire: '' Bon là il faut qu'on sorte parce qu'on va se faire encore avoir avec des achats qu'on a pas besoin ''. Mais comme on ne risque pas d'y retourner souvent, on en a profité pour faire une vraie razzia.


Aujourd'hui, j'ai donc mal partout - surtout aux bras - d'avoir traîné les nombreux items achetés mais au moins je peux cuisiner avec plus d'aisance et mon lit est plus confortable. En fait je me suis réveillé en retard ce matin tellement le nouveau surmatelas fait une différence; ou bien c'est moi qui suis trop fatigué ses temps-ci!?


Bonne semaine à tous. Bientôt Noël, un peu de courage!


Ciao,


Jonas
Par Jonas
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander

Recherche

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus