On aime ça! Parle pour toi ...

Mardi 26 juillet 2005 2 26 /07 /2005 00:00

Site web à ne pas manquer: www.bookcrossing.com

Vous ne savez plus quoi lire et vos 4 semaines de vacances approchent à grand pas? Quelle angoisse! Voici la solution à vos problèmes: allez visiter le site internet ci-dessus. Cliquez sur ''go hunting'' dans le menu de gauche. Vous allez voir qu'il y a 2042 livres en liberté au Canada, 833 en France, 335 en Nouvelle-Zélande et ... 360 en Irak!! Une fois que vous avez choisi votre pays, cliquez sur votre région ou ville et puis partez à la recherche du livre à partir des indications mentionnées par le propriétaire du livre qui l'a laissé volontairement dans le wild.

Vous pouvez aussi relâcher un livre dans le wild en vous abonnant (menu de gauche toujours). Une fois le livre enregistré, vous l'identifier avec une étiquette bookcrossing (qu'on peut imprimer gratos) puis vous le laissez en liberté à l'endroit que vous désirez (tout en laissant une note sur le site web pour que quelqu'un trouve votre livre ...).

Bref, site internet intéressant qui permet de partir à la chasse aux livres et-ou de partager un livre qu'on a aimé avec d'autres ... justement il y avait un livre en liberté dans mon club vidéo il y a quelques semaines ... mais je pense qu'il a été trouvé! Meilleure chance la prochaine fois ...

Ça mérite un 4 kiwis sur 5 pour ce site web!

Ciao!

Jonas 

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Lundi 1 août 2005 1 01 /08 /2005 00:00

Bon Ok, je dois l'avouer ... le 16 Juillet dernier, jour de la sortie du Harry Potter 6, j'étais parmi la foule de petits jeunes à lunettes qui portaient des chapeaux en plastiques, baguette du même matériel en mains, et qui couraient hystériques dans les librairies du centre-ville en criant à répétition lengardium leviooooooosa en essayant de faire léviter leur nouveau bouquin du célèbre sorcier. Oui, j'assume mon petit côté groupie; Non, je n'étais pas déguisé ...ya des limites!

J'ai terminé la lecture hier du sixième tome, avec un Sylvain à mes côtés qui n'arrêtait pas de me gosser depuis 1 semaine puisque Monsieur savait qui allait mourir à la fin (et qui est le Half-Blood Prince) alors qu'il n'avait même pas lu le livre mais qu'il en avait discuté avec un ami qui lui l'avait lu.

Mes impressions: non, ce n'est pas le meilleur des 6 tomes. Ce sixième tome nous garde tout de même dans une intrigue tout au long du roman, mais une intrigue qui est sans vrais rebondissements. On a l'impression que JK Rowling étire la sauce un peu... A part la fin où tout se précipite (mais où on veut savoir ce qui va arriver), le livre reste monotone. Voici mon classement des Harry Potter:

1. Harry Potter - Goblet of Fire (#4,sans contredit le meilleur!)

2. Harry Potter - Order of Phoenix (#5,on aime détester Umbridge!)

3. Harry Potter - Philosopher's stone (#1,un classique, intro au monde magique...)

4. Harry Potter - Azkaban Prisoner (#3,la tante de Harry qui gonfle!)

5. Harry Potter - Half-Blood Prince (#6,qui meurt? ... je le dis pas...)

6. Harry Potter - Chamber of Secrets (#2,quand même bon, malgré tout!)

Ciao!

Jonas

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Jeudi 1 septembre 2005 4 01 /09 /2005 00:00

'It is the spectator, and not life, that art really mirrors'

 

 

C'est mon premier roman d'Oscar Wilde. À mon avis, il fait partie de ces romans dans la catégorie: les intemporels de la littérature. On peut classer ce roman dans cette catégorie puisqu'il a été écrit il y a plus de 115 ans (en 1890) et qu'on le considère toujours d'actualité! Curiosité piquée, il ne m'en fallait pas plus pour que je me le procure...

J'avais à plusieurs reprises entendu parlé du fameux portrait de Dorian Gray... mais qu'a t'il de si spécial ce portait pour qu'on en discute toujours après que tant d'eau ait coulé sous les ponts? Dorian a fait le voeu d'échanger son âme contre une éternelle jeunesse... Il va alors garder son air de jeunesse pour toujours et c'est son portrait qui va subir les transformations suite aux nombreux péchés qu'il va commettre. Dorian cache donc son portrait dans une salle poussiéreuse et devient même paranoïaque à l'idée que quelqu'un découvre son portrait et ainsi que sa double vie soit dévoilée au grand jour.

Lors de sa sortie dans les années 1890, ce roman a fait scandale et plusieurs personnes ont été choquées par les péchés qu'il évoquait. Ce roman s'est même retourné contre Oscar Wilde lors de son procès en 1895 à Old Bailey, alors qu'on l'accusait d'homosexualité et de grossière indécence... on a même lu des passages de son livre durant le procès en l'accusant d'incarner le personnage central de son roman, Dorian Gray. Après avoir été condamné à 2 années d'emprisonnement, avoir été laissé par sa femme et fait faillite, Oscar Wilde est mort en 1900 dans la pauvreté, errant dans les rues de Paris... ce qui en fait aujourd'hui le martyr gay de choix.

Revenons au roman: en mettant au coeur de son livres des thèmes comme le narcissime, la peur de vieillir et l'hypocrisie je pense qu'Oscar Wilde a réussi à bien décrire des caractéristiques qui franchissent les époques pour être toujours aussi présentes dans notre société occidentale d'aujourd'hui. Comme quoi le politically correct n'est pas prêt de disparaître...

Oscar Wilde amène aussi plusieurs réflexions intéressantes sur ce qui devrait définir l'art et ce qui doit y resté séparé. On comprend donc que selon lui l'art ne devrait pas être mélangé avec l'éthique mais devrait plutôt rester séparé de la vie morale (ce que Dorian ne fait pas en amenant sa vie morale dans le portrait, avec des conséquences plutôt désastreuses...).

Finalement je dois dire que ce roman m'a beaucoup fait pensé (le côté parano de Dorian) au roman Crime et châtiment de Dostoyesvsky (1866). Le côté psychologique du protagoniste et son évolution aux travers du roman nous permet de tracer des parallèles avec le cheminement et la dégradation d'esprit du russe Raskolnikov...

Bref, j'ai bien aimé ce roman aux allures fantastiques qui nous permet de décortiquer la nature humaine et de comprendre un peu plus les motivations souvent secrètes qui poussent les gens à agir d'une certain façon en société et différemment ailleurs. Et je dois avouer que je n'y échappe pas moi non plus; je me suis parfois reconnu dans le personnage de Dorian et c'est ce que j'aime de ce genre de roman. Il nous permet de faire une introspection et d'analyser nos valeurs ainsi que les motivations derrière nos agissements, chose qu'on est pas porté à faire spontanément.

Jonas

 
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Samedi 24 septembre 2005 6 24 /09 /2005 00:00

 

 

Il y a The Talented Mr. Ripley le livre (1955) et The Talented Mr. Ripley le film (1999). J'ai tout d'abord découvert le film il y a quelques années, ce qui m'a amené à lire le livre dernièrement. En fait c'était un des livres que j'ai trimbalés d'un sac à l'autre durant mes vacances. Lui aussi est un peu fatigué des vacances à ce que je vois... 

Ce qui m'a amené à lire le livre: les superbes images de l'Italie dans le film, le scénario, la complexité des personnages (l'énigmatique et charmant Dickie ainsi que le perturbant Tom), la musique omniprésente dans le film et quelques scènes en particulier qui m'avaient marquées et dont je me souviens encore plusieurs années après avoir vu le film; en particulier la scène dans le bar avec le jazz, les trompettes ainsi que l'énergie qui était dégagée puis la fameuse scène de la partie d'échec dans la salle de bain.

D'ordre général, on entend souvent les gens dire: 'Le livre est bien meilleur que le film ... le film a coupé plusieurs parties intéressantes du livre et ne fait ainsi pas justice au livre'. Alors oui, mes attentes étaient pas mal élevées en entamant le livre. C'est alors avec stupéfaction que j'ai réalisé au fur et à mesure que je progressais dans le livre que presque tout ce qui m'avait séduit dans le film était tout simplement absent! Aucune mention de jazz ou de musique dans le livre (Dickie Greenleaf s'intéresse à la peinture au lieu de la musique). Scène de la partie d'échec: absente du livre aussi. Plusieurs personnages ont aussi été inventés pour le film, ce qui avait pour effet de donner plus de crédibilité et de resserrer le scénario. Bref, en lisant le livre j'ai découvert une copie bien plus pâle comparée au film, avec des personnages beaucoup moins complexes (Tom Ripley sans remords, Dickie moins charmant, Marge innocente, inspecteur de police vraiment trop incompétent...).

Le seul point positif du livre c'est que l'Italie a l'air toujours aussi belle; destination balnéaire attirante où on aurait le goût de réserver notre billet d'avion à l'instant pour y passer nos prochaines vacances, que ce soit à Mongibello, Venise, Naples ou Rome. Petits cafés italiens avec bonne bouffe, le soleil et la mer ... ahhh! Au moins ce livre m'a permis de voyager ailleurs (pendant mon voyage... faut le faire!). Maintenant que j'y repense j'aurais dû attendre à mon retour de vacances pour le lire puisque c'est gris, moche et froid depuis que j'ai remis les pieds au pays des kiwis.

Bref, si vous avez vu le film ne perdez pas votre temps à lire le livre puisque vous allez être déçus, je vous avertis. Sur ce, je retourne au nouveau livre que j'ai entamé à mon retour de vacances (même à l'autre bout du monde, faut bien s'évader du quotidien! On n'y échappe pas!).

Jonas

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Samedi 8 octobre 2005 6 08 /10 /2005 00:00

Festival de films italiens à Auckland qui a débuté cette semaine, alors on en profite! www.italianfilmfestival.co.nz J'ai réussi à faire un tour de force: amener Phil voir un film alors qu'il avait à peine lu le résumé (d'habitude, on a des goûts assez différents en termes de cinématographie et ça finit toujours par: je choisis un film, tu choisis le prochain, on s'entend? Puis on subit le film de l'autre, plus ou moins...).

Ce film raconte l'histoire de Martino, gardien de nuit au Mole Antonelliana (Turin), qui abrite le Musée National Italien du Cinéma. Après minuit (d'où le titre du film, After Midnight), Martino se promène à sa guise dans le Musée et regarde des vieux films noirs et blancs muets pour lesquels il se passionne. Habitué à son mode de vie solitaire et à se représenter le monde à l'aide de sa petite caméra à manivelle, le tout chavire le soir où Amanda trouve refuge dans le Musée et demande à Martino de l'héberger puisqu'elle est poursuivie par la police. C'est alors que va débuter une relation spéciale entre les 2 protagonistes dans ce cadre inusité pendant qu'Amanda attend que son copain Angel (voleur d'auto) lui donne le OK pour se remontrer en public.

Personnellement, j'ai adoré ce film. La simplicité et l'innocence du personnage principal (Martino) et le fait qu'il soit silencieux la plupart du temps n'est pas sans rappeler la personnalité d'Amélie Poulain. Plusieurs autres aspects font aussi penser au film Le fabuleux destin d'Amélie Poulain; le fait que l'histoire soit racontée par un narrateur extérieur à ce qui se passe dans le film et que des scènes de d'autres films (muets dans ce cas-ci) soient introduites tout au long du film pour rajouter un élément comique aux péripéties qui arrivent aux protagonistes. Le scénario peut sembler un peu banal mais il est tout de même bien joué par les acteurs ce qui amène de la crédibilité au contenu, le tout filmé dans un endroit original et fascinant (l'intérieur du Musée la nuit avec les multiples écrans et un plafond d'une hauteur démesurée! Sans oublier l'ascenseur au milieu du Musée qui amène jusqu'à ce plafond...).

On assiste à quelques bonnes blagues, plusieurs clichés sur le côté macho des Italiens (surtout Angel et ses amis qui sont une caricature de l'Italien typique) et parfois on sent que la note est un peu forcée, que quelques scènes s'écartent du cadre du scénario et ne sont pas si drôles (et pertinentes) finalement. Mais au final on sort de la salle de cinéma en se disant qu'on a assité à un très bon film, avec vues originales, et qu'on aurait intérêt à s'intéresser un peu plus aux origines du cinéma entre autre et du cinéma muet en particulier. A voir!

Ciao,

Jonas

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Mardi 25 octobre 2005 2 25 /10 /2005 00:00

If you can't find your way back, why did you leave in the first place?

Je viens tout juste de terminer la lecture du livre Dancer de l'auteur Colum McCann. Un roman qui m'a bouleversé. J'ai décidé de le lire après avoir vu la critique élogieuse faite par matoo sur son blog il y a quelques semaines: http://blog.matoo.net/index.php/archives/2005/09/24/danseur/ . Moi qui est fan de danse moderne, j'y ai été initié il y a plusieurs années déjà lors de mes premières escapades montréalaises. Je me rappelle d'ailleurs du premier spectacle de danse auquel j'ai assisté: une rétrospective de la carrière de Marie Chouinard au Musée d'Art Contemporain. Comment oublier ce premier contact avec un art aussi vivant et intense en émotions qu'il ne faut pas chercher à comprendre avec la raison! J'ai aussi bien apprécié une prestation des Grands Ballets Canadiens au parc LaFontaine il y a quelques étés, alors je me disais qu'un roman sur la vie du danseur Rudolf Nureyev, danseur de ballet, ne pourrait qu'offrir une mise en scène intéressante pour une histoire captivante.

Et le roman débute avec des images fortes: états d'âmes et images des soldats russes durant la deuxième guerre mondiale. On se demande comment des gens peuvent survivre à de telles conditions et de telles horreurs. Raconté avec tellement de réalisme qu'on a l'impression d'être à leurs côtés. La toile de fond est dévoilée pour introduire l'entourage et l'ambiance dans laquelle Rudi a vécu son enfance. On comprend alors rapidement que la Russie communiste des années 40, c'est loin d'être une partie de plaisir. On ressent d'ailleurs tout au long du roman la pauvreté russe et les efforts faits par ce peuple pour survivre jusqu'au lendemain. Littéralement.

Je n'ai jamais vu un roman raconté d'une façon aussi originale: le narrateur change d'une section à l'autre, ce qui est un pari assez risqué de la part de l'auteur. Parfois on dirait qu'on lit quelques pages du journal intime de Rudi, parfois c'est les impressions d'un membre de sa famille, de son entraîneure ou alors du mari de cette dernière. Même si ça peut paraître mélangeant au premier abord, on réussit à suivre le fil assez aisément et avec quelques indices on sait qui nous raconte l'histoire. Je trouve que cette façon de raconter la vie de Rudolf le rend encore plus vivant. Comme si Rudi vivait au travers de tous ces personnages, de l'empreinte qu'il a laissé sur ces gens.

On est transporté d'une ville à l'autre, de la pauvre Russie aux opulents partys qui suivent les performances de l'athlète louangé et admiré de tous dans l'Ouest. Vision assez déchirante de 2 réalités que l'on nous met côte à côte. On assiste en fait à l'échec du communisme face à un capitalisme florissant. Mais est-ce que Rudolf est heureux dans ce monde entouré de biens matériels? L'auteur essaie à plusieurs reprises de nous démontrer que le danseur est heureux quand il danse, que c'est sa passion et qu'il vit au travers celle-ci. En fait ce qui est flagrant, c'est la passion de l'auteur pour le personnage de Rudolf Nureyev plus que d'autre chose, mais on lui pardonne puisque c'est très habilement raconté et avec beaucoup d'émotions. Plusieurs scènes touchantes qui ne cessent de trotter dans notre imaginaire. Mission accomplie pour l'auteur; il a su nous partager sa passion au travers de son roman de fiction-biographique inspiré et personnel.

 

Jonas

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Jeudi 8 décembre 2005 4 08 /12 /2005 09:27

Après les livres, un film... Je suis allé voir le nouveau Harry Potter peu après sa sortie. Ceci implique donc un banc dans la deuxième rangée en avant dans la salle IMAX; un peu trop près à mon goût, mais bon! Et j'étais loin d'être le plus vieux dans la salle... en fait il y avait très peu d'enfants et que des jeunes ou moins jeunes adultes (restons politically correct...hehe). Qui a dit que Harry Potter c'était uniquement pour les enfants? On se demande même comment un jeune enfant peut voir un tel film sans être terrifié et vouloir sortir en pleurant ... plutôt sombre en effet!

Comme je l'ai dit dans un article précédent sur ce blog, le quatrième tome est selon moi le meilleur des 6. J'allais donc voir ce film avec des attentes élevées... et je n'ai pas été déçu du tout! En fait je pense que c'est le meilleur des 4 films... mais il faut que je retourne le voir (un peu plus loin que la deuxième rangée parcontre, pour mieux apprécier). Que de progression quand on compare les personnages avec ceux du premier film; ils ont beaucoup vieilli depuis les débuts. Je pense que le scénario était excellent et ils l'ont très bien rendu. Ce qui m'a surtout impressionné, c'est la façon dont le scénario a été interprété par les adolescents. Je trouve que leur jeu était juste, naturel, et représentait bien l'attitude et la façon d'être des ados; en fait, c'était mieux exprimé dans le film que lorsqu'on le lisait dans le livre où c'était souvent très cliché et déjà vu. Tout au long du film on ressentait ce petit quelque chose de spécial qui caractérise la période trouble et à la fois fascinante que représente l'adolescence, surtout dans les présences assez courtes mais soutenues et comiques des 2 frères jumeaux de Ron.

Quelques commentaires en vrac sur le film:

- Mais où était Malefoy? On l'a vu 2 minutes et quart...

- Dumbledore est rendu plutôt sec et violent; le Dumbledore du premier film n'aurait jamais plaqué Harry comme il l'a fait dans le film! Surprenant. Ce n'est plus le même acteur d'ailleurs...

- Je suis déçu du carosse bleu de madame Maxime ... je m'attendais à quelque chose de plus impressionnant et d'un gros bleu poudre bébé qui flashe!

- Un gros bravo pour les effets spéciaux, surtout la passe avec le dragon.

- J'ai embarqué dans l'histoire tout de suite et le film m'a paru beaucoup moins long que le 2h30 qu'il durait; d'habitude c'est un bon signe.

Allez le voir et faites part de vos commentaires (cliquez commentaire (0) en bas de cet article à droite ... c'est pourtant pas compliqué!)

Ciao,

Jonas

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Mardi 17 janvier 2006 2 17 /01 /2006 11:02

Macondo est le petit village isolé de la Colombie où se déroule l'histoire de la famille Buendia, selon l'auteur Gabriel Garcia Marquez. On assiste tout d'abord à la fondation du village par José Arcadio Buendia et sa femme Ursula Iguaran, puis au développement et l'évolution de la famille Buendia. Il est surtout question des moeurs de la famille avec comme fond de toile une superbe Colombie déchirée par un constant désordre politique.

Dès les premières pages du roman, on se rend vite compte que le récit s'oriente vers la légende, mais aussi que l'histoire reste enracinée dans les limites du réel avec des personnages bien vivants et qui transpirent d'humanité par leurs qualités, leurs défauts, leurs peurs et leurs espoirs. On se laisse vite prendre au piège autant par l'atmosphère de fébrilité qui règne autour des Buendia que par les Buendia eux-mêmes. Pour aider le lecteur, il y a même l'arbre généalogique au début du livre! J'ai d'ailleurs consulté l'arbre à plusieurs reprises pour me situer et essayer de différencier les personnages puisqu'ils ont tous des noms semblables.

L'écriture du roman est très hermétique, avec beaucoup de narration et peu de dialogues. En fait cette façon de faire sert très bien le roman puisque l'impression qu'on nous 'raconte' l'histoire des Buendia en est accentuée. Je dois dire que ce roman m'a beaucoup plu puisque c'est comme si on prenait le temps de décortiquer une famille au travers de ses différents membres, par leurs valeurs et leurs moeurs. Cependant, la confusion volontaire que l'auteur crée avec les noms similaires qu'ont les personnages a pour effet de rendre un peu plus opaque l'image et le jugement qu'on pourrait porter sur chaque personnage par rapport aux autres. Ce qui fait qu'au final, il nous reste une impression un peu plus marquée des protagonistes mais qu'une vague image de ceux dont on a moins entendu parler (mais qui ont pourtant les mêmes noms que les protagonistes!).

Pour moi, l'impression la plus forte du roman reste celle laissée par Ursula Iguaran qui est sans contredit le pilier de la famille et toujours aussi présente malgré ses 100 années passées (bien que moins active, on s'entend!). Je ne peux m'empêcher de penser à mes 2 arrières grand-mères (que j'ai connu mais qui sont aujourd'hui décédées) qui ont vécu plus de 90 ans et qui ont passé au travers la 2ième guerre, des temps difficiles mais aussi une vie remplie de bonheur en compagnie de la famille qui les entourait.

Bref un livre à lire et à relire puisqu'une deuxième lecture permettra assurément de porter un autre regard sur le portrait familial qui est moins translucide que ce que l'arbre généalogique du début peut laisser sous-entendre.

Jonas

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Mardi 9 mai 2006 2 09 /05 /2006 16:58

Amélie Nothomb nous raconte ici, sous la forme d'une fiction autobiographique, une année de sa vie en tant qu'employée d'une entreprise nippone. C'est donc avec ses yeux d'occidentale qu'elle nous fait le récit de ses maladresses qui lui font descendre les échelons de la hiérarchie dans l'entreprise, jusqu'à ce qu'elle soit préposée aux toilettes!

 

Sur un ton très personnel et ingénu, la narration n'est reste pas moins très efficace pour faire ressortir les contrastes entre la pensée de l'Occident (Amélie Nothomb est belge) et la façon de faire au pays du Soleil levant parmi les Japonais. Même si le scénario peut sembler assez banal au premier abord, je dois avouer que j'ai bien ri en lisant les péripéties d'Amélie-san qui essaie tant bien que mal de s'intégrer et de se fondre dans la masse de ses collègues de travail, ce qui on devine est à peu près impossible dans cette situation puisqu'elle n'est pas de la même race que ces derniers.

 

Bien qu'on pourrait être tenté de classifier cet ouvrage de xénophobe et de raciste par le sujet abordé, je ne pense vraiment pas que ce roman le soit puisqu'Amélie a vécu les premières années de sa vie au Japon et y est retournée pour y travailler en se rappelant les souvenirs de son enfance. En fait, il s'agit plus d'une satire du comportement des Japonais envers les étrangers et aussi de l'innocence, de la naïveté des étrangers qui arrivent dans un pays et qui croient pouvoir s'intégrer à une autre culture en gardant leur mentalité différente de celle de la majorité à plusieurs égards.

 

Et pourquoi Stupeur et tremblements? Eh bien selon les anciennes traditions de l'Empire, le protocole stipule qu'on doit s'adresser à l'Empereur (son chef dans ce cas-ci) avec Stupeur et tremblements... ce qu'Amélie ne comprend pas très bien (ou n'essaie pas d'appliquer) dans le récit!

 

J'ai adoré ce roman pour les situations simples mais comiques et on ne peut plus croquantes d'absurdité. Je me suis désopilé à plusieurs reprises tellement les sketchs loufoques étaient vivants dans mon imagination, ce qui je pense fait d'Amélie Nothomb une romancière exceptionnelle. Surtout lorsque les Japonais crient à en perdre le souffle! Bien que le roman soit assez court (moins de 200 pages) il reste concis et aurait peut-être gagné davantage de profondeur à être un tantinet plus long.

 

Jonas

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Vendredi 26 mai 2006 5 26 /05 /2006 05:18

Après le livre, le film ... J'ai lu le livre il y a déjà un bon petit bout et j'avais bien hâte de voir le film. Disons que j'avais beaucoup d'attentes envers le résultat final de la version cinématographique de Da Vinci Code, mais qu'en même temps je ne m'attendais pas à un résultat extraordinaire. A 24 000 Euros par jour pour tourner dans le  Musée du Louvre, ils ont dû bien planifier leurs scènes ... et le fait que j'y sois allé 2 fois en mars au Louvre augmentait mon intérêt à voir le film.

Jacques Saunière, conservateur du Louvre, est assassiné en pleine nuit par le moine albinos Silas dans la Grande gallerie. Jacques était au courant de l'emplacement d'un trésor dont le moine voudrait bien retrouver. Robert Langdon (Tom Hanks), symbologiste de renommée internationale, est donc mis sur l'affaire et tente de découvrir les secrets derrière les pistes laissées par Jacques Saunière dans les dernières minutes avant sa mort. C'est donc avec l'aide de sa complice Sophie Neveu (Audrey Tautou), petite-fille du défunt conservateur du Louvre, qu'ils tenteront de déchiffrer les énigmes qui se succèdent.

Bon, tout d'abord le jeu des acteurs; je les ai trouvés pas mal tous ordinaires et platoniques, et cela du début à la fin. Une chance qu'il y avait Ian McKellen (jouant le rôle du professeur Leigh Teabing)et Paul Bettany (jouant le rôle de l'albinos Silas); ces deux acteurs ont su apporter, par leur inspiration et leur présence marquée dans chaque scène où ils figuraient, un peu plus de crédibilité et de soutien au scénario. Audrey Tautou se concentrait plus sur sa prononciation anglaise que sur son jeu, Tom Hanks a offert une prestation plutôt stérile et Jean Reno (policier qui poursuivait Robert Langdon et Sophie Neveu) ne l'avait alors pas du tout puisque ses répliques qui étaient supposées être drôles tombaient tout simplement à plat (un ou deux rires étouffés dans la salle comble de cinéma...).

Le scénario était tout de même original, mais le rendre en film n'a pas été facile... et je ne crois pas que Ron Howard (le directeur) a bien su le rendre non plus. Dû au mauvais jeu d'acteurs et à une mise en scène plus ou moins réussie, j'avais l'impression d'assister à une parodie de film d'intrigue! Surtout quand Audrey Tautou faisait semblant d'être intéressée par ce qu'elle découvrait comme indices... aux côtés d'un Tom Hanks sans expression et fade. Il aurait fallu qu'ils se forcent un peu pour y croire au moins, question qu'on embarque nous aussi!

Bref, la curiosité m'a poussé à aller le voir au cinoche mais sinon je n'aurais pas dépensé pour y aller.


Jonas


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