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carnet

          d'influences

                            v o  l   a    t     i      l       e          s














Je viens de là où le fleuve se rétrécit et j'ai originellement créé ce blog pour raconter mon expatriation au pays des kiwis. Me voici maintenant en deuxième expérience de vie à l'étranger, cette fois à Paris ░ ou presque ░ où je vis pleinement l'inattendu. Cet important espace pour moi est mon exutoire créatif; regardant mon nombril mais aussi tout ce qui l'entoure, je questionne ce que je vois et je cherche à comprendre pourquoi, la curiosité s'étant emparée de moi depuis belle lurette et ce malgré moi. J'assume. Jonas
Mercredi 16 août 2006

Me promenant gaiement d'un blogue à l'autre à la recherche du mystérieux secret pour avoir plus qu'un commentaire par mois - de Myriosis pour ne pas le nommer- sur mon blogue alors que j'y écris pratiquement quotidiennement, je suis tombé par hasard sur ce post-sans-texte-avec-grosse-tête-de-chien-laid.  C'est alors que j'ai réalisé que ce post a réussi à obtenir non pas 1 ou 2 commentaires, mais bien 63! En m'attardant aux commentaires, je me suis cependant vite rendu compte qu'il s'agit plus ou moins d'une discussion style pipi-caca-poil entre 5 personnes (qui se connaissent on dirait bien).


Je ne cesse donc de m'interroger sur les raisons pour lesquelles mon blogue soulève autant d'intérêt que la conférence sur le Sida de Toronto pour Stephen Harper et son gouvernement. Pourant je me donne la peine d'écrire des textes bien ordonnés, du type: sujet amené-posé-divisé, je développe mes mon idée, conclusion avec retour sur idée principale, on ferme la boucle, le tour est joué. Je dois même avouer publiquement que j'ai toujours 2 fenêtres web de dictionnaires d'ouvertes pour être certain que je limite mes fautes au minimum. De plus je me relis au moins 2 à 3 fois...


Voici donc un sondage international supervisé par la firme Sans-son Salaire Toilette et Douche pour tenter de trouver les raisons pour lesquelles, à ce stade-ci, le prochain commentaire enregistré sur ce blog sera en 2007:


La question est simple:


« Acceptez-vous que le Québec devienne souverain, après avoir offert formellement au Canada un nouveau partenariat économique et politique, dans le cadre du projet de loi sur l'avenir du Québec et de l'entente signée le 12 juin 1995? »


Mauvaise question... je me reprends: comment expliquer le Aucun article disponible en haut à gauche dans la section commentaires:


a. Atomicjonas n'est pas dans la cercle des privilégiés qui ont comme entente: trackback mon article, je trackback le tiens, OK?

b. Pas assez de boules ou d'écrapou (ou encore d'images insignifiantes)

c. Textes trop longs, mauvais public cible, mots de plus de 2 syllabes trop fréquents

d. Les blogues, ce n'est plus tendance et de toute façon tout le monde est à la plage en ce moment

e. Je ne me reconnais pas des ce blogue, il n'y a pas assez de fautes d'orthographe

f. Aucune de ces réponses

g. Toutes ces réponses

h. C'est la faute  à El Ni
ño


Votez en grand nombre!


Ciao,


Jonas

Par Jonas - Publié dans : Impression quasi-sagace
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Mardi 15 août 2006
Il paraîtrait que les Français maîtrisent " l'art de ne rien faire ". Ah oui? Ce n'est pas moi qui le dit mais cyberpresse. Mais ça expliquerait quand même plusieurs choses qui traînent en longueur dont la réception du visa que Phil attend pour aller travailler en France. Contrat de travail signé début mai, l'employeur en question situé à Paris était supposé enclencher le processus pour l'obtention du visa français sur réception du contrat signé. Oui ils ont enclenché le processus, mais avec un délai de 1 mois avant de soumettre le dossier aux fonctionnaires français (début Juin).


L'obtention du visa est supposée prendre 2 mois. 2 mois après début juin, c'est début août. Début août arrive, toujours pas de nouvelles des fonctionnaires français. Phil appelle donc les RH de l'employeur... la personne responsable de son dossier est en vacances jusqu'à la fin août mais laisse quand même sur son répondeur le nom d'une autre personne qui est censée, elle, assurer le suivi des dossiers RH. Phil appelle donc cette deuxième personne, et où est cette personne? Eh oui, bien deviné! En vacances elle aussi pour une bonne partie du mois d'août... le pire c'est que son futur patron lui envoie aussi un courriel entre-temps lui demandant ce que Phil fait, pourquoi il n'est pas encore arrivé! Communication entre son futur patron et RH = zéro.


Bon oui, il faut s'attendre à ce que la plupart des Français prennent quelques-unes de leurs 8 semaines de vacances annuelles durant le mois d'août... mais c'est juste bien dommage pour moi et Phil qui attendons (maintenant impatiemment) le visa qui nous permettra de déménager en France.


Peut-être qu'ils essaient de nous préparer à maîtriser l'art de ne rien faire pour qu'on soit mieux adaptés à leur art de vivre une fois en France, qui sait? En fait je dois avouer que je m'en viens plutôt bon dans l'art de ne rien faire... je trouve cette raison suffisante pour qu'on m'octroie le visa français immédiatement, put***... je pense comprendre maintenant pourquoi les Français râlent autant!


Jonas, le oisif patient malgré lui 
Par Jonas - Publié dans : Impression quasi-sagace
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Lundi 14 août 2006

The yellow walls are lined with portraits

And I've got my new red fetching leather jacket
All these poses such beautiful poses
Makes any boy feel like picking up roses

(...)

Reclined amongst the these packs of reasons
For to smokes the days away into the evenings
All these poses of classical torture
Ruined my mind like a snake in the orchard
I did go from wanting to be someone now
I'm drunk and  wearing flip-flops on Fifth Avenue

Rufus Wainwright, Poses (2002)


Une chanson que j'affectionne particulièrement d'un artiste qui a toujours réussi à me toucher par sa sensibilité. En fait j'ai découvert Rufus il y a quelques années alors que son deuxième album - Poses - venait de sortir sur les tablettes des marchands de disques. Je me rappelle qu'à l'époque je n'avais pas été totalement convaincu d'aimer l'album sur le coup de la première écoute, mais j'ai quand même acheté. C'est après avoir pris la peine de bien écouter l'album à quelques reprises que je suis définitivement embarqué dans le monde de Rufus.


Pour revenir à la chanson Poses, j'aime beaucoup le texte imagé et chaque fois que j'écoute cette chanson je m'imagine la séquence d'images qui pourrait accompagner la musique et la voix. Le piano et le violon créent vraiment une ambiance de langueur entremêlée de brouillard digne des rues de New York et la voix de Rufus vient compléter le tout de façon magnifique et touchante.


Bon oui, Rufus est ouvertement gay et ça se reflète dans plusieurs des textes de ses chansons, ce qui de prime abord est un point de départ qui a fait que j'étais plutôt prédisposé à avoir un intérêt marqué pour ce qu'il avait à exprimer. Je trouve d'ailleurs qu'il s'exprime bien sur le sujet au travers de ses expériences personnelles et que les références multiples à sa vie d'homosexuel, parfois subtiles et parfois moins, n'en restent pas moins assez empreintes de vérité, d'une vérité qui vient me chercher et à laquelle je m'
identifie beaucoup puisque c'est une partie importante de la personne que je suis et le monde que Rufus nous fait découvrir en est un où il exprime des émotions qui me sont assez familières puisque similaires à celles résultant de mes expériences de vie.


Rufus Wainwright est à mon avis un auteur-compositeur-interprète qui a  beaucoup de talent et qui mérite certainement qu'on prenne la peine de porter une oreille attentive à ce qu'il a à dire au travers les paroles de ses textes et de la musique qui accompagne ses écrits.


Jonas

Par Jonas - Publié dans : On aime ça! Parle pour toi ...
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Jeudi 10 août 2006
Depuis que je suis haut comme trois pommes, je suis à la recherche constante d'esthétisme. Malgré moi je suppose. Plus fort que moi aussi, c'est en moi et ça s'est toujours appliqué à tout ce qui concerne ma personne mais aussi à mon entourage immédiat. Lorsque je prends la peine d'y penser, je trouve que ça explique beaucoup de choses pour moi. Mon identité, ce qui me définit en tant qu'individu unique mais aussi pourquoi je suis rendu où je suis aujourd'hui avec les nombreux choix que j'ai faits dans ma vie.


Ma fête de 1 an. Gros gâteau au chocolat avec une grosse couche de glaçage (au chocolat aussi) devant moi sur le plateau blanc en plastic de la chaise haute. Toute la famille qui me regarde (je suis le premier enfant des 2 côtés de la famille donc beaucoup d'attention et de yeux intéressés rivés sur moi). Tout le monde s'attend à ce que, en tant qu'enfant normal de 1 an, je plonge littéralement dans le gâteau pour en lancer partout sur les murs tout en m'empiffrant et me salissant par le fait-même. Tut tut tut, je n'en fais rien; pourquoi me salirais-je? On me force donc à mettre mes 2 mains dans le gâteau et on me salit la figure avec un peu de gâteau. Ma réaction? J'éclate en sanglots. Je suis tout sale maintenant, bordel! Pas très esthétique... j'ai besoin de retrouver ma propreté et vite! Qu'est-ce qu'ils ont à me salir, ces gens? Ça ne va pas, non?


Évidemment je ne me souviens pas de tout ce qui s'est passé lors de mon premier anniversaire, mais chaque fois que je revois les photos et que j'en discute avec mes parents ou ma famille je trouve ma réaction très logique et ce même si eux trouvent ça bien drôle et plus bizarre qu'autre chose qu'un enfant d'un an n'en profite pas pour cochonner toute la cuisine lorsqu'il en a la chance.


A une autre occasion (peut-être même avant mon épreuve du gâteau de 1 an?) je me suis emparé de la poudre de bébé dans la chambre de mes parents et j'en m'en suis donné une douche... ma mère n'était pas très contente lorsqu'elle s'en rendit compte (ah oui?) mais ma marraine  qui  était présente insistait  pour ne pas  que ma  mère me réprimande et ils ont pris une photo de moi avec un air innocent au milieu de la flaque de poudre blanche. Je dois avouer que le dégât en tant que tel n'est peut-être pas le meilleur exemple d'esthétisme, mais peut-être avais-je à l'époque le besoin urgent de me sentir ultra-propre et de sentir bon?


Ces 2 exemples sont pour moi, je pense, que le début d'une recherche d'esthétisme qui m'a projetée dans l'enfance quelques années plus tard avec son lot d'expériences...


Jonas


   
Par Jonas - Publié dans : Ainsi sois-je
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Mercredi 9 août 2006

Je suis allé voir le film tout seul comme un grand garçon... j'ai même marché de chez mes parents jusqu'au cinoche (je dois bien être le seul à ne pas utiliser de voiture pour aller au cinéma dans cette banlieue où mes parents habitent!). Et oui, j'ai des amis pour ceux qui en doutent, ce qui ne m'empêche pas de revendiquer haut et fort le droit d'aller au cinéma seul de temps à autre avec comme seule compagnie mon livre du moment (et mon ipod, j'allais l'oublier lui!).


Bon Cop, Bad Cop raconte l'histoire de 2 policiers/enquêteurs qui doivent coopérer pour élucider une série de meurtres reliés au monde du hockey. Le hic, c'est que David Bouchard (Patrick Huard) est un québécois francophone de Montréal et qu'il doit travailler avec son compatriote anglophone de l'Ontario, Martin Ward (Colm Feore). On assiste donc à un film 50% francophone - 50% anglophone où les 2 protagonistes tentent de s'apprivoiser malgré eux et de tolérer les différences de l'autre pour élucider le mystère, ce qui amène à des situations assez cocasses merci.


Je pense bien avoir vu ce soir LE FILM A VOIR de l'été. Je ne me souviens pas avoir autant ri du début à la fin en allant au cinéma. Les acteurs Patrick Huard, Colm Feore et Lucie Laurier entre autres jouent de façon  juste et convaincante au moins 95%++ du temps et je leur lève mon chapeau. Eric Canuel  signe une réalisation  et direction artistique qui sont impeccables à mon avis. Beaucoup de talent (et de budget pour le film), ça c'est certain!


Oui il y a beaucoup de gros mots méchants québécois (faut pas compter les câlisse et tabarnak), oui on assiste à beaucoup de clichés du monde policier qu'on voit souvent dans bien d'autres films du genre, mais ce qui fait l'originalité et la force de ce film c'est justement la façon dont sont repris ces clichés et la nature des personnages pour expliquer une réalité fondamentale et véritable qui se dégage tout au long du film: malgré nos différences apparentes et rivalités de chaque côté de la frontière Ontario vs Québec, Montréal vs Toronto, anglophones vs francophones, on a quand même un quelque chose de spécial en commun (pas juste notre sport national, le hockey) et contre toute attente on peut arriver à se comprendre; il s'agit de se parler et communiquer pour s'en rendre compte.


Vraiment un excellent film qui en dit long sur qui nous sommes en tant que québécois-franco-canadiens-francophones-bilingues-d'Amérique du Nord (voir Elvis Gratton, scène dans l'avion) et sur notre identité pas toujours évidente à bien cerner même pour nous (voir résultats du référendum sur la souveraineté du Québec en 1980: 40% Oui, 60% Non, référendum de 1995: 49,5% Oui, 50,5% Non). Evidemment, j'encourage tout le monde à aller voir Bon Cop, Bad Cop au cinoche question d'encourager notre cinéma et nos artisans d'ici.


C'est tout!


Jonas
Par Jonas - Publié dans : On aime ça! Parle pour toi ...
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Mardi 8 août 2006
Parce que des civils innocents sont pris en otage et meurent à chaque jour dans un conflit opposant Israël au Hezbollah, la moindre des choses qu'on puisse faire c'est de signer cette pétition pour forcer le gouvernement canadien à intervenir et parler d'une voix forte en faveur d'un arrêt immédiat des hostilités au Liban. Quel que soit votre parti pris dans ce conflit, si vous croyez comme moi que la situation est urgente et le massacre doit cesser à l'instant alors allez signer la pétition créée par C.-A. Bachand.



Jonas
     
Par Jonas - Publié dans : ACTU!?
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Mardi 8 août 2006
Who are you ?
Where does the world come from ?


Sophie Amundsen, une jeune norvégienne de 14 ans, découvre ces 2 questions en provenance d'un inconnu dans sa boîte aux lettres alors qu'elle revient de l'école. C'est de cette façon que débute le roman Sophie's World - Sofies verden (1991) dans l'édition originale norvégienne - de l'auteur Jostein Gaarder. Le mystérieux inconnu en question s'avère être un philosophe qui s'engage envers Sophie à lui enseigner l'histoire de la philosophie de ses débuts en Grèce vers 600 av. J.-C. jusqu'à aujourd'hui, et ce en  repassant les différents courants philosophiques ainsi que les principaux philosophes qui ont marqué les époques en question.


C'est donc sur une trame de fond axée sur la vulgariation d'un domaine pas toujours évident à saisir que Sophie découvre cet univers et aussi celui qui le vulgarise pour elle. Sophie reçoit aussi du courrier destiné à Hilde; des lettres du père de Hilde qui est au Liban pour une mission de l'ONU. Ne sachant trop quoi penser, elle se laisse emporter dans l'aventure pédagogique tout en espérant pouvoir trouver un sens aux lettres et cartes postales qu'elle reçoit du Liban.


La mise en situation du livre a tout de suite piqué ma curiosité et c'est pourquoi je n'ai pas hésité à embarquer dans le concept du monde de Sophie.  J'ai cependant vite réalisé que l'auteur s'attaquait à une tâche plutôt difficile voire impossible; couvrir et vulgariser 2600 ans d'histoire en 500 pages... et ce au milieu d'une intrigue pour essayer de faire au final un roman intéressant qui ne fait pas qu'endormir le lecteur avec une myriade de dates avec leurs faits marquants comme on en retrouve dans les livres d'histoire.


Pour moi, l'exercice de Jostein Gaarder n'est pas sans rappeler d'autres livres semblabes que j'ai lus mais qui eux s'intéressaient au domaine scientifique. Le livre A Short History of Nearly Everything (2003) de Bill Bryson s'attardait  à l'histoire des  sciences et en faisait sa vulgarisation  au travers des principaux scientifiques qui ont marqué différentes époques. La Structure des révolutions scientifiques (1962) de Thomas Khun s'intéressait quant à lui à l'évolution de la pensée scientifique au travers l'histoire, ce que l'auteur de Sophie's World fait beaucoup mais pour la philosophie.


Le résultat final est plutôt réussi malgré quelques petits agacements que j'ai ressentis au fil de la lecture: ton pédagogique et incursions plus ou moins pertinentes du fantastique qui rendent le roman hermétique. Bien qu'on ne sorte pas de ce roman avec une maîtrise exceptionnelle de l'histoire de la philosophie, ce livre a fixé les points de repères et m'a donné le goût de lire davantage sur entre autres Aristote, Kierkegaard, Marx, Darwin, Freud et Sartre.  Mission accomplie dans mon cas pour avoir réussi à ressusciter l'intérêt  envers la philosophie, ce qui est déjà beaucoup.


Jonas
Par Jonas - Publié dans : On aime ça! Parle pour toi ...
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Vendredi 28 juillet 2006

Je suis pas mal certain que c'est ce que bien des parents se disent lorsque leur fils se décide à enfin faire son coming out. Bon, moi j'ai fait le mien il y a 8 ans déjà, et ce à peu près jour pour jour. Pas que je fête l'occasion à chaque année loin de là puisque ce fut une épreuve assez éprouvante dans mon cas. En fait le ''drame'' de ma vie de jeune adulte de l'époque.

 

Aujourd'hui le drame familial est passé et c'est bien comme ça. J'en garde quand même quelques souvenirs puisque c'est un moment que je n'oublierai jamais mais je m'attarde rarement à repasser les conversations et les échanges que j'ai eues avec mes parents sous le choc il y a 8 ans. Toute ma famille est maintenant au courant depuis plusieurs années et je suis avec Phil depuis presque 5 ans déjà.

Mes parents ont graduellement passé d'une étape à l'autre de l'acceptation et je dois dire que je suis très content de voir la progression qu'ils ont faite au fil des ans. Ce ne fut pas instantané, mais ils l'ont fait. Voici donc mon résumé (humoristique j'espère!) des étapes d'acceptation des parents qui ont un fils gay:

1. Merde, mon fils est gay! La fin du monde... MON fils gay! Impossible... qu'est-ce qu'on a fait de pas correct pour qu'il devienne ainsi?

2. La fin du monde, mais faut pas que les autres le sachent! Qu'est-ce qu'ils vont penser de nous? Et puis tu es certain que tu es gay? C'est peut-être juste une incertitude ...

3. La fin du monde est passée et tout le monde a survécu, l'eau continue à couler sous les ponts. Mon fils, on t'aime comme tu es. On t'accepte comme tu es et on est fiers de toi. Tu es certain pour vrai que tu es toujours gay? Oui?! (avec espoir de réponse opposée dans le regard) Ah ok ...(avec déception palpable dans les yeux, voix, etc).

4. Première rencontre avec le copain: silences inconfortables, regards plutôt discrets vers le copain, conversations presque inexistantes entre copain-parents.

5. Quelques repas plus tard avec le copain, il semble bien. Pas une grande folle, fiou. Je ne pense pas qu'il se déguise en femme, c'est rassurant!

6. On va mettre la famille au courant, ça devrait être OK. Tout le monde a bien réagi! Eh bien ... agréablement surpris.

7. Mon fils, on est fiers de toi et que tu sois gay (avec beaucoup plus de sincérité qu'à l'étape 3). Tous nos amis le savent maintenant et ils sont bien à l'aise avec ça. On connaît même un couple gay qui va se marier!

Ouf! Pas évident de voir l'étape 7 au bout du tunnel quand on est à l'étape 1, mais avec de la patience, un peu de courage et beaucoup de temps c'est possible. J'en suis la preuve vivante! 

Jonas         

Par Jonas - Publié dans : Ainsi sois-je
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Lundi 24 juillet 2006

                    

Green Marylin, Andy Warhol, 1962                 Montréal, Paris ou Washington D.C. ?

 

               

 Vin et fromage à Wolf Trap, Virginie               Café L'Enfant, Adams Morgan, D.C.

 

 Café L'Enfant, Jour de la Bastille (Concours de bonnes)

 

Le moins qu'on puisse dire c'est qu'à D.C., l'été, c'est chaud et très humide! La température était donc idéale pour se rafraîchir les idées dans les divers musées gratuits (et climatisés!) de la ville. J'ai d'ailleurs planifié mes itinéraires de journées en fonction de l'emplacement des musées que je voulais visiter. Je dois dire que je n'ai pas du tout été déçu de ce que ces derniers avaient à offrir.

J'ai passé plusieurs heures à déambuler entre autres dans la National Gallery of Art où j'ai pu admirer une collection assez diversifiée de tableaux allant de la Renaissance italienne à l'art contemporain américain, sans oublier les sculptures et le jardin de sculptures situé à l'extérieur du musée. J'ai aussi eu la chance de visiter la National Portrait Gallery qui vient à peine de rouvrir après plusieurs années de rénovations.

Je suis allé faire un tour avec mon ami Hayden et sa cousine du côté de Wolf Trap en Virginie où j'ai enfin vu le musical Chicago. Belle soirée  à siroter du vin en mangeant du fromage tout en appréciant le spectacle sur scène extérieure. Concept très intéressant et environnement enchanteur! Vraiment une belle découverte pour moi que cet endroit...

Nous avons terminé notre semaine au Café L'Enfant un peu au hasard en fait en montant la 18ième rue. Jour de la Bastille, la terrasse extérieure bondée de gens nous a attirés comme des aimants sur le frigo et nous avons passé une belle soirée à prendre quelques verres (champagne!) tout en riant des gens déguisés en bonnes pour participer au concours dans la rue. Sans oublier les quelques drag queen au style Marie-Antoinette-déchue-qui-en-perd-sa-perruque tellement il faisait chaud.

 

De très bons souvenirs de cette semaine sont gravés dans ma mémoire, et maintenant sur ce blog.

 

Jonas 

Par Jonas - Publié dans : Voyages, voyages ...
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Samedi 22 juillet 2006

Stephen Harper et sa gang sont-ils bel et bien installés avec leur ami George W. Bush à Washington D.C.? Coïncidence ou acte délibéré? A vous d'en juger... en fait l'Alberta occupait au moins la moitié du terrain utilisé par le 2006 Smithsonian Folklife Festival se déroulant au National Mall, début juillet.  J'ai d'ailleurs eu la chance de voir le groupe de musique franco-albertain Allez Ouest performer. Au moins ils ont fait une place à la culture francophone... alors le Canada bilingue, ça existe et fonctionne vraiment? Réalité ou simulacre?   

 

Jonas

Par Jonas - Publié dans : Impression quasi-sagace
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