░░░ ░ ░ ░░░ ░░░ ░ ░ ░░░ ░░░ ░ ░ ░░░
Je suis finalement allé voir l'exposition Yves Klein - Corps, couleur, immatériel vendredi dernier au Centre Pompidou. J'en suis d'ailleurs encore tout imprégné de bleu; même en vous écrivant mon compte rendu je laisse une trace sur ce blog. Je dois avouer que le bleu est ma couleur préférée - j'ai l'impression de toujours avoir au moins un vêtement de cette couleur sur moi - alors de savoir qu'il y a une exposition avec des toiles entièrement recouvertes de cette couleur - et pas n'importe quel bleu, l'IKB (International Klein Blue) - eh bien je n'ai pu résister à la tentation d'aller y plonger. Comme c'était mon premier plongeon au Centre Pompidou et que je savais que je n'aurais pas la chance de tout voir en un après-midi à 10€ la visite, je me suis alors convaincu qu'il fallait devenir membre (35€ dans mon cas puisque je ne suis officiellement plus jeune - 22€ - ou normal - 44€).
Bon en fait j'assume pleinement le fait que j'aie décidé de tenter ma chance dans un autre pays et qu'il faut être patient pour trouver du boulot, surtout quand on ne vient pas de la place. En même temps, quand je regarde les gens de la génération de mes parents qui ont occupé le même emploi pendant toute leur vie et habité dans la même ville, je me dis qu'ils ont probablement pris un chemin plus facile et moins risqué que le mien en se faisant leur nid dans un certain confort matériel. Pour ce qui est du chemin facile, je pense l'avoir quitté le jour où j'ai fait mon coming-out à mes parents pour emprunter celui qui tend vers l'authenticité.
En fait je réalise aujourd'hui que j'ai beaucoup moins peur de m'exposer et de confronter des situations où l'on me teste. Je pense que la recherche d'emploi est le meilleur exemple puisqu'il s'agit d'une constante auto-évaluation et estimation de qui on est par soi et par les autres, de ce qu'on a fait, nos réalisations, nos forces et nos faiblesses, etc. Le plus difficile c'est de ne pas le prendre personnel et de croire en qui on est, ce que j'ai appris au travers de mes échecs. Il en faut bien, sinon on n'apprend pas.
Je suis donc loin d'être désabusé mais disons que je suis un peu plus insensible face aux surprises que la recherche d'emploi me procure tous les jours. Je n'en suis pas encore rendu à me chercher une McJob - j'adore ce terme! - mais disons que j'ai hâte que les choses débouchent pour moi.
Jonas
A l’approche de mon 100ième billet sur ce blog, je me disais qu’il faudrait bien que je fasse un article spécial pour le souligner. Or, en me connectant ce matin j’ai réalisé que le 100ième article je l’avait déjà écrit et que le prochain billet (celui-ci) serait le 101ième… zut alors! De quoi pourrais-je parler dans mon 101ième alors que je viens de rater l’occasion de souligner le centième ? Eh bien 101 ça fait penser à… la Loi 101 (connue sous le nom de La Charte de la langue française). Je ne pense pas que les gens en France connaissent, mais quand on vient du Québec on a souvent entendu parler – entres autres – des remous qu’a créé cette loi suite à son adoption le 26 août 1977 à l’Assemblée nationale du Québec.
Voici donc les grandes lignes de cette Loi 101 qui a fait du français la langue officielle du Québec et qui a eu un impact indéniable sur le façonnement du Québec tel qu’on le connaît aujourd’hui :
- droit de travailler, d’être servi et de recevoir l’enseignement en français
- obligation des entreprises de plus de 50 employés d’obtenir un certificat de francisation et, si nécessaire, mettre sur pied des programmes de francisation pour y parvenir (les PME de moins de 50 employés y échappent toujours)
- français prédominant sur les affiches commerciales (après un jugement de la Cour suprême du Canada en 1988 puisque la première version de la loi 101 exigeait l’unilinguisme français)
- scolarisation des immigrants en français
Près de 30 ans après son adoption, il est normal de se demander si cette loi est toujours utile et nécessaire. En lisant cet article de Guy Rocher, Professeur au département de sociologie et chercheur au Centre de recherche en droit public de l’Université de Montréal, je réalise qu’il a bien raison en affirmant que non seulement la Loi 101 est toujours d’actualité mais qu’il faudrait la renforcer pour l’adapter aux réalités de mondialisation du XXIe siècle en y incluant la culture. Ainsi, le rétablissement du lien entre langue et culture serait fait et renforcerait la protection de la langue française.
J’étais supposé faire un genre de ‘’débat’’ sur ce qu’est la jeunesse québécoise pour la soirée de samedi mais je pense plutôt en profiter pour voir les divergences et/ou similitudes d’opinions que les québécois et les français ont en ce qui a trait à la situation de la langue française au Québec (et en France)... je suis curieux de voir le résultat! Je me demande aussi si les français sentent autant l'urgence que les québécois de protéger la langue française... dans un océan de 330 millions d'anglophones, je pense que la protection de la langue française par les quelque 8 millions de francophones en Amérique du Nord va de soi. Pour les français qui vivent en France au milieu de l'Europe, j'ai l'impression que cette préoccupation de protection du français les inquiète moins... peut-être que je me trompe!
Jonas
Après avoir lu ce billet, je me suis dit qu'il serait à peu près temps que je renoue avec le thé. En effet, je pense que la dernière fois que j'ai bu du thé remonte à plusieurs mois déjà et j'ai perdu cette habitude de boire une tasse de thé après le repas tout en me détendant et en feuilletant mon livre du moment. J'ai donc pris l'adresse en note dans mon cahier bleu qui me suit partout - je tiens à préciser que ce n'est pas moi qui l'emporte mais lui qui me suit - et j'ai marché de chez moi jusqu'au 6ième arrondissement, au 56 Rue de Seine pour être plus précis, et ce pour visiter la boutique Kusmi Tea. C'est alors que je me suis rendu compte qu'ils ont aussi une boutique dans le 17ième arrondissement au 75 Avenue Niel, ce qui est beaucoup plus près de chez moi, mais j'en ai profité pour flâner dans le 6ième puis dans le jardin du Luxembourg par la suite alors ça valait le déplacement.
Commentaires