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carnet

          d'influences

                            v o  l   a    t     i      l       e          s














Je viens de là où le fleuve se rétrécit et j'ai originellement créé ce blog pour raconter mon expatriation au pays des kiwis. Me voici maintenant en deuxième expérience de vie à l'étranger, cette fois à Paris ░ ou presque ░ où je vis pleinement l'inattendu. Cet important espace pour moi est mon exutoire créatif; regardant mon nombril mais aussi tout ce qui l'entoure, je questionne ce que je vois et je cherche à comprendre pourquoi, la curiosité s'étant emparée de moi depuis belle lurette et ce malgré moi. J'assume. Jonas
Lundi 30 octobre 2006
Je suis finalement allé voir l'exposition Yves Klein - Corps, couleur, immatériel vendredi dernier au Centre Pompidou. J'en suis d'ailleurs encore tout imprégné de bleu; même en vous écrivant mon compte rendu je laisse une trace sur ce blog. Je dois avouer que le bleu est ma couleur préférée - j'ai l'impression de toujours avoir au moins un vêtement de cette couleur sur moi - alors de savoir qu'il y a une exposition avec des toiles entièrement recouvertes de cette couleur - et pas n'importe quel bleu, l'IKB (International Klein Blue) - eh bien je n'ai pu résister à la tentation d'aller y plonger. Comme c'était mon premier plongeon au Centre Pompidou et que je savais que je n'aurais pas la chance de tout voir en un après-midi à 10€ la visite, je me suis alors convaincu qu'il fallait devenir membre (35€ dans mon cas puisque je ne suis officiellement plus jeune - 22€ - ou normal - 44€).


Je ne connaissais pas grand chose d'Yves Klein avant d'entrer dans cette expo à part son fameux bleu Klein qu'il a fait breveté; j'en avais vaguement entendu parler à vrai dire. J'ai donc eu la chance de découvrir son univers et son parcours au travers de cette exposition présentée de façon assez conservatrice qui tente de retracer son cheminement artistique de 1955 à 1962, année de sa mort (il est mort à 34 ans, ce qui à mon avis accentue le mystère autour du personnage et de sa courte carrière).


A un certain moment, le peintre s'est rendu compte que les éponges qu'il utilisait devenaient bleues très rapidement. Ce qui lui avait servi d'instrument de travail est devenu une matière première et il les a intégrées dans ses tableaux. Dans la salle avec les tabeaux éponges - la 5 - j'avais d'ailleurs l'impression de me retrouver dans le fond d'un aquarium avec toutes ces toiles créées avec des éponges. Mon imagination s'est laissée emportée et c'est tant mieux!


Une des influences du peintre vient aussi du judo qu'il a pratiqué et on comprend un peu mieux sa fascination pour le corps et le vide, thèmes qui sont présents tout au long de son parcours. C'est probablement de là qu'est venue son inspiration pour créer ses Anthropométries où des femmes - nues, bien entendu - de l'époque se sont couchées dans la peinture bleue avant d'immortaliser quelques mouvements de parties de leur corps sur des toiles. Je dois avouer que j'ai moins apprécié cette partie de l'exposition - s'il avait pris des mecs au moins - puisqu'au final on voit des 'toiles en mouvement' plus ou moins toutes semblables. L'application du monochrome bleu au 'pinceau vivant' donne des résultats qui sont mitigés dans la plupart des cas à mon avis.


Petite déception: on apprend dans la courte biographie du début qu'il a reçu une commande pour la décoration de l'Opéra de Gelsenkirchen (en Allemagne, avec un nom comme celui-là - en 1958 où il a intégré des éponges. Or, on n'en reparle plus du tout dans l'exposition et c'est à peine si on en voit une petite photo (à moins que j'aie manqué une salle?). J'aurais aimé en apprendre plus sur ce projet et voir le résultat final.


Vous avez jusqu'au 5 février 2007 pour y aller. Ce n'est pas tout le monde qui appréciera, mais moi je trouve que ça vaut un petit détour.


Ciao!


Jonas
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Jeudi 26 octobre 2006
Est-ce que j'ai bien lu? Rufus à Paris en février 2007? A l'Olympia en plus... Je vais tenter de me procurer des billets, ça c'est certain. En fait comme Phil déteste cet artiste et que moi je l'adore - les contraires s'attirent, quelqu'un a déja affirmé ça quelque part non? - alors je vais probablement finir par y aller seul mais peu importe, ce n'est pas ça qui va m'arrêter!


Rufus s'arrêtera à Paris pour sa tournée ''Judy Garland Show'' donc on aura pas la chance de le voir performer ses propres chansons. N'empêche, je veux être au rendez-vous. La dernière fois que j'ai vu un de ses spectacles remonte il y a quelques années au Spectrum à Montréal. Le son n'est jamais super à cet endroit mais je garde tout de même d'excellents souvenirs de cette soirée.


Plus bas: le vidéoclip de la chanson April Fools tirée de son premier album. En fait j'adore cette chanson et je viens de découvrir - ce soir - le vidéoclip alors je partage ma découverte avec vous, mes nombreux lecteurs quotidiens qui êtes assidus (I wish).  Je ne m'attendais pas du tout à ce genre de vidéo pour cette chanson que j'imaginais autrement lorsque je faisais mon propre film dans ma tête de ce qu'il raconte - je ne suis pas fou, je tiens à le préciser - mais le résultat est assez original et j'aime bien.


And you will believe in love
And all that it's supposed to be
But just until the fish start to smell
And you're struck down by a hammer





Jonas

Par Jonas - Publié dans : On aime ça! Parle pour toi ...
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Mercredi 25 octobre 2006


<< McJob: A low-pay, low-prestige, low-benefit, no-future job in the service sector. Frequently considered a satisfying career choice by people who have never held one. >> Douglas Coupland, Generation X, p. 5.


Je pourrais faire la critique de l'excellent et très cynique livre Generation X que l'auteur canadien Douglas Coupland a écrit au début des années '90 mais comme quelqu'un d'autre l'a déjà fait ici et que je suis plutôt d'accord avec ce que j'ai lu, je vais en profiter pour amener la réflexion ailleurs et vous faire part de mes états d'âme du moment. J'ai terminé la lecture de ce livre que mon ami Hayden m'a offert en arrivant en France et comme je suis en recherche d'emploi depuis ce moment, j'ai trop beaucoup de temps pour penser au merveilleux monde du travail et celui encore plus magnifique de la recherche d'emploi (à noter ici: la pointe d'ironie dans ce que je viens d'affirmer).


Bon en fait j'assume pleinement le fait que j'aie décidé de tenter ma chance dans un autre pays et qu'il faut être patient pour trouver du boulot, surtout quand on ne vient pas de la place. En même temps, quand je regarde les gens de la génération de mes parents qui ont occupé le même emploi pendant toute leur vie et habité dans la même ville, je me dis qu'ils ont probablement pris un chemin plus facile et moins risqué que le mien en se faisant leur nid dans un certain confort matériel. Pour ce qui est du chemin facile, je pense l'avoir quitté le jour où j'ai fait mon coming-out à mes parents pour emprunter celui qui tend vers l'authenticité.


En fait je réalise aujourd'hui que j'ai beaucoup moins peur de m'exposer et de confronter des situations où l'on me teste. Je pense que la recherche d'emploi est le meilleur exemple puisqu'il s'agit d'une constante auto-évaluation et estimation de qui on est par soi et par les autres, de ce qu'on a fait, nos réalisations, nos forces et nos faiblesses, etc. Le plus difficile c'est de ne pas le prendre personnel et de croire en qui on est, ce que j'ai appris au travers de mes échecs. Il en faut bien, sinon on n'apprend pas.


Je suis donc loin d'être désabusé mais disons que je suis un peu plus insensible face aux surprises que la recherche d'emploi me procure tous les jours. Je n'en suis pas encore rendu à me chercher une McJob - j'adore ce terme! - mais disons que j'ai hâte que les choses débouchent pour moi.


Jonas

Par Jonas - Publié dans : Impression quasi-sagace
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Lundi 23 octobre 2006
C'est l'heure qui est affichée en bas à droite de mon écran. 05:12. Eh oui, je suis déjà réveillé, enfin à moitié donc si la cohérence n'est pas au rendez-vous dans les prochaines lignes, merci d'être indulgent. En fait je vois à peine mon clavier et je n'ai pas le goût d'illuminer l'appartement donc ça risque d'être long pour écrire cet article. Phil vient tout juste de partir - en trombe - pour l'aéroport et du coup ma journée débute puisqu'après 3 alarmes de réveille-matin, je dois avouer que mes yeux sont entrouverts et que je ne m'endors plus. Tout est noir autour de moi et silencieux; on dirait plus qu'il est 1:00 du matin que 5:00, mais bon!


La soirée québécoise de samedi a été une réussite! On était 13 (incluant 2 gosses, dont 1 qui a vomi comme une fontaine son biberon de lait partout sur le divan!). Bon je dois tout de suite préciser que je n'emploi jamais le mot gosse parce que pour moi des gosses, c'est ça (j'essaie de mettre un lien pas trop vulgaire pour cette heure du matin, mais disons que ma recherche google m'a donné d'autres options... bon je m'arrête ici, vous avez compris). Pour revenir à la soirée, Yann nous a fait un très bon repas de 'soupe au barley' (orge perlé), suivi de la fameuse tourtière du Lac St-Jean qu'on a pu déguster avec du vrai ketchup Heinz... c'était excellent, si on ne mettait pas trop de ketchup évidemment.


Durant la soirée, on a eu droit à un quiz sur le Québec. Les français ont été divisés en 2 équipes avec 1 aide québécois au besoin - dont moi - pour répondre aux questions. C'était plutôt amusant et non, je ne savais pas toutes les réponses! On a aussi eu des vidéos de RBO projetés sur un écran (drap blanc) ainsi que les photos d'une française qui a passé 1 mois au Québec cet été. En fait elle a passé une partie de l'été à Gatineau où mes parents habitent. PF et moi avons aussi fait la fameuse gigue québécoise mais on a pas filmé (je sais que vous êtes déçus, mais c'est mieux comme ça croyez moi). Delphine, celle chez qui on était, nous a lu avec son mari des extraits de pièces de théâtre (Les Voisins de Claude Meunier et Les Belles-Soeurs de Michel Tremblay) et ils étaient plutôt bons! On a aussi eu la légende de la Chasse-galerie que je n'avais jamais entendu moi-même en fait.


Disons qu'on ne s'est pas ennuyés lors de cette soirée plutôt remplie. Je suis rentré chez moi vers 3h du matin...


Au programme aujourd'hui: ménage, puisqu'un ami de Phil arrive ce matin je crois pour quelques jours à Paris. Je tenterai donc d'être l'hôte parfait puisque Phil est parti et que de toute façon il laisserait ses amis mourir de déshydratation avant de penser à leur offrir un verre d'eau (j'exagère à peine). Je vais tout de même attendre un peu avant de nettoyer, sinon mes voisins vont penser qu'il y a un fou qui est en train de faire son ménage à 6h du mat un lundi...


Bonne semaine!


Ciao


Jonas
Par Jonas - Publié dans : Dans l'Hexagone
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Vendredi 20 octobre 2006
<< J'ai souvent pensé alors que si l'on m'avait fait vivre dans un tronc d'arbre sec, sans autre occupation que de regarder la fleur du ciel au-dessus de ma tête, je m'y serais peu à peu habitué. >>




Il y a des livres qui ont réussi à obtenir une telle réputation et dont on a cité le titre et des passages à tellement de reprises que je me dis qu'il faudrait bien que je les lise pour essayer de comprendre ce qui fascine autant les gens. Aussi pour voir si ces oeuvres méritent vraiment la fascination et la captivation accordées, bref pour voir si je suis d'accord avec ce que j'en ai entendu et pour me faire ma propre opinion.


Il y a entre autres les 7 tomes d'A la recherche du temps perdu de Proust, Crime et Châtiment de Dostoievski ou encore Le portrait de Dorian Gray de Wilde, livres que j'ai lus bien entendu. Dans la même optique de curiosité, je viens de terminer la lecture du fameux livre L'étranger d'Albert Camus et je vais en parler un peu ici parce qu'il m'a beaucoup surpris en fait par le fatalisme dans lequel il est imprégné.


Publié pour la première fois en 1942, ce roman de l'auteur Algérien donne la parole à Meursault qui narre son existence de simple employé de bureau à Alger. En fait on suit les traces de cet homme désabusé et plutôt indifférent face à tout ce qui devrait en principe le toucher personellement et qui se laisse porter par la vie comme s'il n'y avait aucun sens à aller chercher dans le fait d'exister.


Tout au long du roman, on sent que Meursault n'a pas vraiment de convictions et qu'en fait il n'a pas de désirs qui lui sont propres. La narration est en fait très efficace puisque réaliste, imagée et ancrée dans le moment présent que vit le protagoniste. Assez rapidement ses interlocuteurs l'ennuient et souvent il ne prend même pas la peine d'écouter ce qu'ils ont à lui dire; il les laisse parler et se réfugie dans son monde à lui, un monde manifestement loin et différent d'où il se trouve, d'où le titre L'étranger.


Le protagoniste vit donc en marge de la société parce qu'il refuse de jouer le jeu et de mentir. On peut suivre ses réflexions un peu naïves mais véritables qui au fond viennent expliquer pourquoi il est étranger à la société: il est plus important pour lui d'être intègre que de faire semblant, peu importe les conséquences. Ceci nous donne un roman plutôt pessimiste et fataliste à mon avis mais en même temps me fait réfléchir sur la place de l'intégrité dans la société. Pas le meilleur livre pour se remonter le moral mais j'ai bien aimé la façon dont l'auteur s'y prends pour faire passer son message, pour nous guider sur la piste de la remise en question de l'absurdité que peut prendre nos vies en nous montrant un exemple de quelqu'un qui ne joue pas le jeu.


Je peux comprendre l'envergure que bien des gens ont donnée à ce roman mais je crois qu'il me faut un peu plus de temps pour digérer ce qu'il a à proposer. Petit conseil: personnes en dépression, s'abstenir!


Jonas
Par Jonas - Publié dans : On aime ça! Parle pour toi ...
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Jeudi 19 octobre 2006

A l’approche de mon 100ième billet sur ce blog, je me disais qu’il faudrait bien que je fasse un article spécial pour le souligner. Or, en me connectant ce matin j’ai réalisé que le 100ième article je l’avait déjà écrit et que le prochain billet (celui-ci) serait le 101ième… zut alors! De quoi pourrais-je parler dans mon 101ième alors que je viens de rater l’occasion de souligner le centième ? Eh bien 101 ça fait penser à… la Loi 101 (connue sous le nom de La Charte de la langue française). Je ne pense pas que les gens en France connaissent, mais quand on vient du Québec on a souvent entendu parler – entres autres – des remous qu’a créé cette loi suite à son adoption le 26 août 1977 à l’Assemblée nationale du Québec.

 

Voici donc les grandes lignes de cette Loi 101 qui a fait du français la langue officielle du Québec et qui a eu un impact indéniable sur le façonnement du Québec tel qu’on le connaît aujourd’hui :

 

-      droit de travailler, d’être servi et de recevoir l’enseignement en français

-    obligation des entreprises de plus de 50 employés d’obtenir un certificat de francisation et, si nécessaire, mettre sur pied des programmes de francisation pour y parvenir (les PME de moins de 50 employés y échappent toujours)

-    français prédominant sur les affiches commerciales (après un jugement de la Cour suprême du Canada en 1988 puisque la première version de la loi 101 exigeait l’unilinguisme français)

-     scolarisation des immigrants en français

 
Près de 30 ans après son adoption, il est normal de se demander si cette loi est toujours utile et nécessaire. En lisant cet article de Guy Rocher, Professeur au département de sociologie et chercheur au Centre de recherche en droit public de l’Université de Montréal, je réalise qu’il a bien raison en affirmant que non seulement la Loi 101 est toujours d’actualité mais qu’il faudrait la renforcer pour l’adapter aux réalités de mondialisation du XXIe siècle en y incluant la culture. Ainsi, le rétablissement du lien entre langue et culture serait fait et renforcerait la protection de la langue française.

 

J’étais supposé faire un genre de ‘’débat’’ sur ce qu’est la jeunesse québécoise pour la soirée de samedi mais je pense plutôt en profiter pour voir les divergences et/ou similitudes d’opinions que les québécois et les français ont en ce qui a trait à la situation de la langue française au Québec (et en France)... je suis curieux de voir le résultat! Je me demande aussi si les français sentent autant l'urgence que les québécois de protéger la langue française... dans un océan de 330 millions d'anglophones, je pense que la protection de la langue française par les quelque 8 millions de francophones en Amérique du Nord va de soi. Pour les français qui vivent en France au milieu de l'Europe, j'ai l'impression que cette préoccupation de protection du français les inquiète moins... peut-être que je me trompe!

 

Jonas


P.S. Autre texte d'actualité

Par Jonas - Publié dans : En bon français
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Mercredi 18 octobre 2006
Au programme cet après-midi, une répétition sérieuse et intense de gigue québécoise avec Pierre-François, un ami français (qui lui est danseur, pas moi!). Alors si on répète, c'est qu'on va performer en public? Oui et non. En fait samedi qui s'en vient, des amis français de Yann et Pierre-François organisent chez eux une ''Soirée québécoise à Paris''. Du coup des français et des québécois vont échanger sur la culture du Québec (musique, danse, théâtre, émissions TV, humour...) mais aussi sur l'histoire, la société, la jeunesse etc. Sans oublier des mets comme la fameuse tourtière du Lac St-Jean et bien d'autres surprises, j'en suis certain!


En gros, l'objectif de la soirée est d'essayer de faire comprendre aux français qu'ils nous ont lâchement abandonnés aux mains des anglais il y a de ça quelques centaines d'années... je déconne - à peine - mais cette soirée risque d'être pas mal amusante! J'ai pas mal hâte, mais en attendant moi et PF avons du travail sérieux de 'pas de danse' à faire cet après-midi (i.e. une excuse pour rire et finir la soirée devant quelques bouteilles de vin et un bon repas en compagnie de Yann et Phil qui vont se joindre à nous, mais faut pas le dire!)


Voici donc pour vous un petit extrait très subjectif par RBO de 'L'Histoire du Québec - 1ère partie'. Si vous êtes sages je vais rajouter la 2ième partie demain (20ième siècle).






Ciao


Jonas
Par Jonas - Publié dans : Dans l'Hexagone
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Mardi 17 octobre 2006
... que... au fait, qu'est-ce que vous pensez que je m'apprête à vous raconter avec ce billet? Vraiment? Vous pensez vraiment que je vais raconter ça tout de suite comme ça, ici, avec un titre aussi banal que ça et comme d'autres gens l'ont déjà sûrement fait antérieurement? Eh bien c'est mal me connaître. Tout d'abord il ne faut pas oublier qu'envion 75% des gens de mon pays sont des anglais et que par définition, des anglais c'est pudique et ça ne raconte pas ce genre de choses. Tout le monde le fait mais personne en parle. C'est peut-être plus américain qu'anglais comme réflexe mais bon, j'ai grandi dans ce contexte.


Je m'apprêtais donc à vous raconter la première fois que j'ai enfilé mon... ma... mes... quoi encore? Ah oui, mes souliers de course en France (ahhhhh... juste ça!). En fait je viens tout juste de terminer ma première course dans mon quartier. Premier constat: trop d'obstacles à mon goût (gens, chiens, voitures, feux de circulation, bornes fontaines...). Il va falloir que je me trace un meilleur itinéraire je pense ou alors que je trouve plus de parcs à traverser.


25 minutes de course seulement et j'ai mal au coeur. Décidément, il est temps que je me lève de mon divan et que je bouge un peu! Je pense que ma dernière course remonte au début septembre. Photo en bonus à l'appui pour vous prouver que j'ai chaud et que j'ai vraiment couru (voir plus bas, faut lire ce que j'écris et non seulement regarder les photos que j'insère ici, hein!)


Ah oui, entrevue demain. Faut pas que j'oublie de me lever. Je me croise les doigts X.


Jonas
Par Jonas - Publié dans : Ainsi sois-je
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Mardi 17 octobre 2006
 
J'en parlais dans un billet sur ce blog il y a quelque mois de cela, et maintenant je l'ai en images. Voici donc l'imitation par RBO (Guy A. Lepage) de l'ancien ministre de l'éducation. Pour remettre dans le contexte, Jean Garon avait été ministre de l'agriculture avant d'être nommé ministre de l'éducation (toute une progression!). On comprend mieux les nombreuses références à la ferme et le magnifique tableau de vache en haut à gauche - sans oublier le traitement réservé à la langue française! Ouch! Un classique...



<< Un fifi, la strap! Non, ça c'est pas un bon exemple y'en a qui aiment ça! >>




Jonas
Par Jonas - Publié dans : En bon français
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Lundi 16 octobre 2006
Après avoir lu ce billet, je me suis dit qu'il serait à peu près temps que je renoue avec le thé. En effet, je pense que la dernière fois que j'ai bu du thé remonte à plusieurs mois déjà et j'ai perdu cette habitude de boire une tasse de thé après le repas tout en me détendant et en feuilletant mon livre du moment. J'ai donc pris l'adresse en note dans mon cahier bleu qui me suit partout - je tiens à préciser que ce n'est pas moi qui l'emporte mais lui qui me suit - et j'ai marché de chez moi jusqu'au 6ième arrondissement, au 56 Rue de Seine pour être plus précis, et ce pour visiter la boutique Kusmi Tea. C'est alors que je me suis rendu compte qu'ils ont aussi une boutique dans le 17ième arrondissement au 75 Avenue Niel, ce qui est beaucoup plus près de chez moi, mais j'en ai profité pour flâner dans le 6ième puis dans le jardin du Luxembourg par la suite alors ça valait le déplacement.


Il faut le savoir qu'on s'en va au 56 Rue de Seine puisque la façade est très étroite et la boutique est faite sur le long. N'empêche, dans ce corridor de boutique le monde du thé s'est ouvert à moi et je me suis vite rendu compte que les 2 sortes de thés que j'avais l'habitude de boire, Darjeeling et Earl Grey, feraient bien pâle figure en comparaison aux variétés et odeurs qui se dégagent des thés offerts à cet endroit.


Après avoir senti au moins 25 sortes de thé - j'étais le seul client en mileu d'après-midi donc j'ai eu du très bon service - je me suis dit que le meilleur moyen de découvrir quel thé je préfère serait d'acheter un coffret de 5 petites boîtes en métal de 25g (voir photo). J'ai donc dépensé 12€50 - c'est pas donné, je sais -  et voici le résultat après que ces 5 variétés de thé aient passé par mon Labo du goût (c'est l'inauguration de mon Labo justement, vous êtes chanceux!).


Prince Vladimir:  Agrumes, vanille et épices. Mélange russe de thés de Chine aromatisés aux essences naturelles de bergamote, de citron, de pamplemousse, de vanille, de cannelle et de clous de girofle.

Résultats d'analyse: Celui que j'ai préféré! Odeurs fruitées (évidemment), rappelle le thé de Noël avec son goût épicé; un délice!


St Petersbourg: Agrumes, fruits rouges et caramel. Mélange russe de thés de Chine aromatisés aux essences naturelles de bergamote, de fruits rouges, de vanille et de caramel.

Résultats d'analyse: Moins corsé que le Prince Vladimir et doux au goût, le côté caramel est très subtil voire difficile à détecter. Très bon même si j'ai été un peu déçu (j'aime le caramel et ça ne goûte pas assez bon!).


Anastasia:  Earl Grey citron et fleur d'oranger.  Mélange russe de thés de Chine et de Ceylan aromatisés aux essences naturelles de bergamote, de citron, de citron vert et de fleur d'oranger.

Résultats d'analyse: Odeurs et saveurs de citrons prédominantes, rafraîchissant et pas trop puissant. Il passe le test.


Troïka: Earl Grey, orange et mandarine. Mélange russe de thés de Chine, de Ceylan et d'Inde aromatisés aux essences naturelles de bergamote, d'orange et de mandarine.

Résultats d'analyse: Un peu fade avec saveurs vagues qui sont plus ou moins définies, il reste un thé léger et agréable sans grandes prétentions.


Samovar: Légèrement fumé. Mélange russe de thés de Chine et d'Inde.

Résultats d'analyse: Buvable, mais le thé à la boucane ce n'est pas ma tasse de thé! Saumon fumé et viandes fumées ça passe, mais pas pour le thé selon mon laboratoire très subjectif du goût.


A votre tour de goûter maintenant! Distribué au Canada chez Holt Renfrew, Le Château Frontenac et J.A. Moisan; au Royaume-Uni chez Harrods, The Conran Shop... je suis prêt à parier que votre tasse de thé vous coûtera cher!


Jonas
Par Jonas - Publié dans : Labo du goût
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